"Réduire le train de vie des plus riches est la véritable priorité"

Entretien avec Gaël Giraud, économiste en chef à l'AFD, directeur de recherche au CNRS et titulaire de la chaire "Energie et prospérité"
Propos recueillis par Antoine de Ravignan
Alternatives Economiques n° 374 - décembre 2017

Les engagements des Etats sont trop faibles pour limiter à 2 °C le réchauffement de la planète. Pour Gaël Giraud, une négociation sur le "partage du fardeau" est incontournable.

La COP23 [1] s'est tenue à Bonn le mois dernier.
Hormis le cas américain, percevez-vous un mouvement des Etats pour rehausser le niveau des ambitions climatiques ?
A l'ouverture de la COP23, 169 Etats sur 197 parties à la convention climat avaient déjà ratifié l'accord de Paris de 2015.
A Bonn, ils ont confirmé des engagements nationaux sur leurs niveaux d'émission à l'horizon 2030 qui, il y a deux ans, n'étaient qu'intentionnels.
Par ailleurs, ils ont pris acte de la gravité des menaces qui pèsent sur la sécurité alimentaire au Sud.
Autant d'aspects très positifs.
En revanche, il n'y a pas encore de mobilisation des Etats pour fixer des objectifs d'émission compatibles avec la réalité climatique, ni en termes de niveau ni en termes d'horizon.

graphique
Accès réservé
  • Je suis lycéen, étudiant ou enseignant, et abonné à Alternatives Economiques :
    > Je m'identifie pour accéder gratuitement à cet article.

  • Je suis abonné à une des publications d'Alternatives Economiques, mais pas lycéen, étudiant ou enseignant :
    > Je peux consulter les articles de la publication à laquelle je suis abonné en m'identifiant sur le site En revanche, je ne peux pas accéder aux contenus de ce site réservé aux lycéens, étudiants et enseignants.

  • Je suis lycéen, étudiant ou enseignant, mais pas abonné à Alternatives Economiques :
    > pour accéder à ce site, je m'abonne à Alternatives Economiques.

Articles/"Réduire le train de vie des plus riches est la véritable priorité" ( n°374 )