1965 : le massacre des communistes

Romain Bertrand, Chercheur au Centre d'études et de recherches internationales. Il a publié "Indonésie, la démocratie invisible" (Paris, Karthala, 2002) et "La Tradition parfaite
Alternatives Internationales n° 027 - septembre 2005

Avec un réseau de 12 millions de membres, le PKI est, dans les années 50, le premier parti communiste du monde non soviétique. Quarante ans après sa destruction, la peur de sa renaissance sert d'alibi à la militarisation de la société.

L'histoire politique contemporaine de l'Indonésie paraît irréversiblement marquée du sceau de la lutte anticommuniste des années 60.
Les massacres de 1965-1966, dont le bilan s'établit à hauteur de 600000 à 1,2 million de victimes, ont été l'acte de baptême sanglant du régime autoritaire de l'Ordre nouveau.
Déclenchés par la faction conservatrice de l'armée de terre emmenée par le lieutenant-colonel Suharto, au prétexte (que l'on sait aujoud'hui fallacieux) d'une "tentative de coup d'Etat" imputée à un groupe d'officiers communistes de l'armée de l'air, ces massacres ont malheureusement été à la mesure de l'importance du rôle politique joué par le Parti communiste indonésien (PKI) dans la vie politique du pays.
Créé en 1920, le PKI est un acteur essentiel de la lutte anticoloniale.

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