Asile : "La dissuasion ne fonctionne pas"

Entretien avec Christine Lazerges, présidente de la Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH)
Propos recueillis par Claire Alet
Alternatives Economiques n° 377 - mars 2018

Le projet de loi asile-immigration, présenté fin février, fait débat au sein même de la majorité. Christine Lazerges analyse la politique migratoire du gouvernement.

Le projet de loi raccourcit les délais d'examen des demandes d'asile, allonge ceux de rétention et facilite les reconduites à la frontière.
Quelle en est votre analyse ?
La Commission nationale consultative des droits de l'homme (CNCDH) doit rendre un avis sur ce texte en avril.
Mais d'ores et déjà, on s'interroge sur l'utilité de cette loi, alors que la précédente date de 2015 et n'a fait l'objet d'aucune évaluation.
Pourquoi toucher à des dispositifs qui pourraient marcher s'ils disposaient des moyens nécessaires ?
Aujourd'hui, ce qui dysfonctionne, c'est le passage en préfecture.
Or, le projet de loi raccourcit le délai de 120 à 90 jours pour déposer une demande d'asile.
Cela ne pourra pas être opérationnel là où la situation est déjà engorgée.

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