Avoir 20 ans en 1968 et en 2018

Entretien avec Ludivine Bantigny, historienne
et Camille Peugny, sociologue
Propos recueillis par Xavier Molénat, Laurent Jeanneau
Alternatives Economiques n° 378 - avril 2018

Les jeunes de 1968 sont-ils très différents de ceux d'aujourd'hui ? L'analyse de l'historienne Ludivine Bantigny et du sociologue Camille Peugny.

Qu'est-ce que cela signifiait d'être jeune en 1968 ?
Ludivine Bantigny : A cette époque-là, les conditions matérielles commencent à être réunies pour que la jeunesse existe comme une catégorie sociale à part entière.
On lui accorde davantage de moyens pour exister comme telle, avec des loisirs spécifiques.
Dans les espaces domestiques, par exemple, les conditions de logement s'améliorent.
Le fait d'avoir une chambre à soi, de pouvoir y écouter sa musique, avec l'apparition du transistor, est quelque chose de très important pour que la jeunesse puisse se vivre comme un âge singulier.
Elle commence à faire l'objet de politiques publiques spécifiques, comme le montre la création d'un secrétariat d'Etat (1963), puis d'un ministère (1966) de la Jeunesse et des Sports.

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