Des bidonvilles pour les immigrés

Yann Mens
Alternatives Economiques n° 378 - avril 2018

Les baraques de bois aux toits en toile goudronné ont flambé par deux fois en quelques semaines au printemps 1967, jetant à la rue les habitants du bidonville du Franc-Moisin, dans la commune de Saint-Denis, au nord de Paris.
Des habitants d'origine portugaise, pour l'essentiel.
En cette fin des années 1960, les exilés originaires de ce pays forment 8 % de l'ensemble des immigrés vivant en France (6,5 % de la population totale, contre 9,1 % aujourd'hui).
Les deux premières nationalités demeurent les Italiens (26,6 % des immigrés) et les Espagnols (21,7 %).
Quant aux Algériens, ils en représentent 12 % (13 % aujourd'hui), certains d'entre eux vivent à La Folie, un autre bidonville, au pied de la faculté de Nanterre, d'où partira le mouvement de Mai 1968.

graphique
Accès réservé
  • Je suis lycéen, étudiant ou enseignant, et abonné à Alternatives Economiques :
    > Je m'identifie pour accéder gratuitement à cet article.

  • Je suis abonné à une des publications d'Alternatives Economiques, mais pas lycéen, étudiant ou enseignant :
    > Je peux consulter les articles de la publication à laquelle je suis abonné en m'identifiant sur le site En revanche, je ne peux pas accéder aux contenus de ce site réservé aux lycéens, étudiants et enseignants.

  • Je suis lycéen, étudiant ou enseignant, mais pas abonné à Alternatives Economiques :
    > pour accéder à ce site, je m'abonne à Alternatives Economiques.

Articles/Des bidonvilles pour les immigrés ( n°378 )