Le chemin de fer Congo-Océan : le sang des Noirs

Yves Hardy
Alternatives Internationales n° 020 - janvier 2005

La construction de la liaison ferroviaire Brazzaville-Pointe-Noire, épine dorsale du Congo, fut un des moments meurtriers de l'entreprise coloniale. Entre 1921 et 1934, environ vingt mille travailleurs recrutés de force y périront. Tous africains.

Le premier coup de pioche est donné le 6 février 1921.
Le chantier est gigantesque: 512 kms de voie ferrée doivent être posées pour désenclaver l'hinterland de l'Afrique équatoriale française (AEF).
Le projet de relier Brazzaville à Pointe-Noire date des débuts de la colonisation.
Dès 1882, l'explorateur Pierre Savorgnan de Brazza, futur commissaire général du Congo français, défend l'idée d'un chemin de fer vers l'Atlantique, le fleuve Congo, sur son extrême aval, n'étant pas navigable à cause de ses chutes.
Les entreprises forestières et minières soutiennent le projet.

graphique
Accès réservé
  • Je suis lycéen, étudiant ou enseignant, et abonné à Alternatives Economiques :
    > Je m'identifie pour accéder gratuitement à cet article.

  • Je suis abonné à une des publications d'Alternatives Economiques, mais pas lycéen, étudiant ou enseignant :
    > Je peux consulter les articles de la publication à laquelle je suis abonné en m'identifiant sur le site En revanche, je ne peux pas accéder aux contenus de ce site réservé aux lycéens, étudiants et enseignants.

  • Je suis lycéen, étudiant ou enseignant, mais pas abonné à Alternatives Economiques :
    > pour accéder à ce site, je m'abonne à Alternatives Economiques.

Articles/Le chemin de fer Congo-Océan : le sang des Noirs ( n°020 )