Le méthane, oublié du réchauffement

Marc Chevallier
Alternatives Economiques n° 374 - décembre 2017

Les politiques de lutte contre le réchauffement de la planète se focalisent trop exclusivement sur le gaz carbonique. Une grave erreur d'appréciation.

On l'oublie souvent : le CO2 n'est pas le seul gaz à effet de serre possédant un fort impact sur le climat.
Si ses émissions sont responsables pour plus de la moitié du réchauffement observé depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle, un tiers du phénomène est imputable au méthane (CH4).
Au plan mondial, ses émissions proviennent à 40 % de l'agriculture et de l'élevage, et à 60 % du système énergétique (grisou des mines de charbon, fuites des puits de gaz et de pétrole…), des déchets ménagers et agricoles et des feux de forêt.
Et celles-ci croissent à un rythme inquiétant.
Jusqu'ici, les politiques de lutte contre le réchauffement climatique se sont focalisées sur la seule réduction des émissions de CO2.

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