Meiji : une industrialisation nationaliste

Gérard Vindt
Alternatives Economiques n° 375 - janvier 2018

En janvier 1868, un putsch militaire enclenche au Japon une modernisation économique afin d'assurer l'indépendance et la puissance du pays face à la colonisation européenne. Pari réussi.

Tout commence, paradoxalement, par une Restauration, celle de l'empereur du Japon.
Le pouvoir était jusqu'alors aux mains du chef militaire, le shogun, issu du clan Tokugawa, et cela depuis deux cent cinquante ans.
Le shogun a réussi à imposer son pouvoir absolu aux 260 fiefs de l'archipel et il dirige le pays depuis sa capitale Edo (futur Tokyo).
L'empereur, lui, est cantonné à un rôle de chef religieux et spirituel de la nation, en son palais de Kyoto.
Pendant deux siècles et demi, les Tokugawa ont imposé la paix civile, la soumission des esprits, mais aussi l'isolement du Japon, par crainte de l'expansion européenne en Asie, amorcée au XVIe siècle.
Mais en cette deuxième moitié du XIXe siècle, l'expansionnisme européen frappe à nouveau à la porte du pays.

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