Migrants : les dommages collatéraux d'une politique européenne irréaliste

Yann Mens
Alternatives Economiques n° 370 - juillet 2017

Pour stopper l'arrivée de migrants sur les côtes italiennes, l'Union européenne fait pression sur les pays du Sahel. Au risque de déstabiliser leurs sociétés et leurs économies.

Ah si l'Afrique était la Turquie, comme les gouvernants européens seraient plus rassurés !
Après l'accord conclu en mars 2016 entre les Etats de l'Union européenne et Ankara sur les réfugiés, assorti de concessions - notamment financières - au gouvernement de Recep Tayyip Erdogan, le nombre des arrivées de migrants sur les côtes grecques, et surtout celui des morts en Méditerranée orientale, a chuté, alors qu'il avait atteint un pic en octobre 2015.
On ne peut pas en dire autant en Méditerranée centrale.
Depuis le début de cette année, 72 000 migrants déjà ont débarqué en Italie en provenance des côtes d'Afrique du Nord, de Libye en quasi-totalité.
Soit 27 % de plus que durant la même période de 2016.

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