Zone euro : pourquoi la reprise ne suffira pas

Guillaume Duval
Alternatives Economiques n° 376 - février 2018

L'économie de la zone euro reprend des couleurs. Selon la Commission européenne, elle devrait enregistrer une croissance de son produit intérieur brut (PIB) de 2,2 % en 2017 et de 2,1 % en 2018. Il faut remonter à 2006-2007 pour trouver une croissance supérieure à 2 % deux années de suite. Même la Grèce profite un peu de ce regain d'activité. Du coup, le chômage est descendu sous la barre des 9 % dans la zone depuis septembre dernier, ce qui n'était plus arrivé depuis 2008. Est-ce à dire que la zone euro est - enfin - tirée d'affaire ? Pas encore. Explications.

1.
C'est le premier signe du redressement de la zone euro : sa demande intérieure se porte mieux.
Celle-ci a enfin retrouvé en 2016, au bout de dix ans, son volume d'avant-crise.
Et elle continue depuis à s'accroître rapidement.
Ce redémarrage n'est pas seulement lié à la bonne tenue des demandes intérieures allemande et française.
Les pays d'Europe du Sud ont eux aussi vu leur demande se redresser depuis 2015, même si cette reprise reste encore très limitée en Grèce ou en Italie.
L'investissement net (une fois l'usure des équipements existants prise en compte) dans le secteur privé (ménages et entreprises) a, en particulier, doublé entre 2013 et 2017.

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